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Une belle bande de Champions !

Une belle bande de Champions !

Mes bras sont encore endoloris d'avoir soulever ce trophée de Champion 2017-18 de Ligue 2. Non seulement je ne suis pas très musclé mais j'ai surtout dû rêver un peu trop fort d'être à la place d'un Danilson Da Cruz, capitaine d'une épopée historique. J'approche des 30 ans (pensez-y, c'est le 31 Mai) et vivre une soirée de remise d'un titre de football professionnel était du domaine de l'iréel il y a encore un an. Un espoir d'aventure en Coupe... pour mieux se faire taper par le PSG comme Caen cette saison ? Non merci ! Un ticket pour un retour en Europe ? Chaque rêve en son temps. Je place souvent l'émotion au dessus de tout, même d'un résultat. Cette saison portée par Guion et ses sbires a réussi à combiner les deux... Retour sur l'apport des joueurs bien aidé par un staff, une équipe dirigeante et des employés de l'ombre qui comme nous peuvent dire : "je suis champion de Ligue 2", ce club n'appartenant à personne mais à tous, dans notre esprit et surtout dans nos petits coeurs rouge et blanc.

Chauffeur si t'es champion...

Les gardiens :

Johann Carrasso : 3 matchs, 1 but encaissé en 251 minutes.

Edouard Mendy : 34 matchs, 22 buts encaissés en 2989 minutes

Nicolas Lemaître : 2 matchs, 1 but encaissé en 180 minutes

Jean-Pierre Caillot l'a reconnu. La gestion du poste de gardien a été catastrophique ces dernières années avec pour point d'orgue de rendre nullissimes Kossi Agassa et Johny Placide. Pour les humilier un peu plus, Johann Carrasso avait été recruté en plein hiver 2016. Il n'aura pas fait mieux en L1 comme en L2. Outre le fait de jarter du groupe un milieu golfeur et son acolyte géorgien, la première grande décision de David Guion a été de confier le poste de titulaire à Edouard Mendy. Mention à Sébastien Hamel à qui l'on reprochait de ne pas faire progresser ses portiers. Pas encore "Air Doudou" mais prometteur, avec son envergure, le condor rémois, dans les airs comme au sol, fît une saison exceptionnelle encaissant un malheureux but toutes les 136 minutes ou 0.64 but/match si vous préférez. Son ascension vertigineuse a été validée par sa manière de diriger sa défense, avec autorité et détermination, mais aussi par sa qualité de jeu au pied, rassurante après moultes péripéties de ses prédécesseurs. L'état d'esprit de Carrasso est à souligner. Imaginez la difficulté pour un compétiteur de rester concentré et solidaire comme numéro 2 après avoir connu les montées en tant que titulaire avec Montpellier et Metz ! Dans un autre style, le jeune et très prometteur Nicolas Lemaître assura un court mais sérieux intérim (2 victoires en autant de rencontres). Il apprend et saisit chaque opportunité. Titulaire avec la B, il acquiert le maintien de justesse en National II mais valide là encore la confiance que ses dirigeants lui avaient accordé en lui offrant un contrat professionnel. L'Institution rémoise a bien compris l'enjeu de clarifier la situation d'un poste aussi déterminant que celui de gardien, apprendre de ses erreurs de gestion sportive fait avancer, que cela dure !

Les défenseurs :

Totem d'immunité

Hendrick Cakin : 1 match

Youssouf Koné : 18 matchs, 1 but, 1 passe

Yunis Abdelhamid : 35 matchs, 4 buts

Hassane Kamara : 22 matchs, 1 but

Romain Métanire : 37 matchs, 3 passes

Samuel Bouhours : 11 matchs

Julian Jeanvier : 33 matchs, 2 buts, 2 passes

Lenny Vallier : 1 match, 1 passe

Axel Disasi : 13 matchs, 1 but

La base, le socle de toute équipe espérant aller loin dans une compétition est d'avoir une défense solide. Mais la volonté pour un coach d'être hermétique n'empêche pas de chercher à développer du jeu dès son arrière-garde. Quelques parpaings distillés par-ci, par là, ne nous font pas oublier les combinaisons de la première partie de saison, portées par les deux latéraux, Romain Métanire, d'une régularité sans faille et du bondissant Youssouf Koné. Le taulier Yunis Abdelhamid et le vice-capitaine Julian Jeanvier ont, avec Mendy et Da Cruz, constitués un losange défensif quasi-infranchissable, échouant de peu d'inscrire le Stade de Reims comme meilleure défense de l'Histoire de la L2. Le duo central a d'ailleurs été récompensé aux trophées UNFP aux côtés de Diego et Pablo Chavarria dans la constitution de l'équipe type de la saison. Il ne faudrait pas oublier le petit jeune, Axel Disasi, qui inaugura cette saison historique en claquant le but de la victoire à Nîmes en ouverture du championnat, jeune faisant déjà preuve d'une certaine maturité. Mention spéciale également au Bouna Sarr local, le dernier Roi sacré de Reims, Hassane II Kamara. Replacé d'un poste de milieu excentré à latéral, il a su saisir sa chance et bouffa les minutes que Guion lui accorda. Le Joker parfait cette saison qui comme beaucoup d'autres dans cet effectif (Oudin, Ndom...) devra encore passer un cap en Ligue 1, surtout que Reims subira davantage. Revenu d'une longue absence suite à une opération, Samuel Bouhours a semblé courir après sa meilleure forme. Souvent dépassé il n'a pourtant rien lâché et participé avec honneur à ses derniers matchs en rouge et blanc. L'un des grands chantiers à venir sera de renouveller cette efficacité défensive, Jeanvier ayant un bon de sortie et le dossier Koné étant bloqué. La première recrue pour l'aventure Ligue 1 devrait être le central clermontois Thomas Fontaine.

Les milieux :

Mathieu Cafaro : 1 match

Xavier Chavalerin : 35 matchs, 5 buts, 2 passes

Marvin Martin : 16 matchs, 1 but, 2 passes

Diego Rigonato : 34 matchs, 9 buts, 13 passes

Grégory Berthier : 6 matchs, 1 passe

Aly NDom : 26 matchs, 2 buts, 1 passe

Rémi Oudin : 24 matchs, 7 buts, 7 passes

Danilson Da cruz : 34 matchs, 2 buts, 1 passe

Nolan Mbemba : 16 matchs, 1 but, 2 passes

Tout joueur à son rôle dans l'animation défensive et offensive qui plus est un milieu de terrain. Un Danilson transformé en O'Monstro Da Cruz, capitaine de route déterminé et apprécié de tous (qui a annoncé comme le Président son probable futur départ à l'étranger) partageant le milieu avec le joueur de l'ombre par excellence, que l'on voit peu mais dont on devine l'apport essentiel à la bonne conduite de l'équipe sur le terrain, j'ai nommé Xavier Chavalerin. Chassant pour notre plus grand plaisir l'intermittent Devaux, il prouva qu'au delà de son travail de récupération il pouvait apporter le danger aux avants-postes par une qualité de frappe stratosphérique, son but à Sochaux en témoignant. Nolan Mbemba, gêné par des blessures ou Aly "OHA" Ndom ont par séquences démontrés un potentiel intéressant. Le potentiel devant devenir régularité au plus haut niveau. Même si le Stade de Reims recrutera dans ce secteur, que Marvin Martin, génie de la passe à une touche de balle resignera probablement, ces deux là ont un coup à jouer en haussant leur niveau de jeu. Retour à l'ex-nouveau Zidane ou futur nouveau Kopa (je déconne). Je dénigre souvent la trop grande place du fameux "état d'esprit" dans la communication des entraîneurs ou dirigeants. On en a soupé avec Vasseur ou Guégan mais Marvin Martin a été l'exemple parfait de ce qui se dégageait au sein de l'effectif rémois. Parfaitement intégré malgré son passé, sa discrétion (observée aussi sur le terrain diront certains) a fait mouche et séduit. Son bonheur était communicatif vendredi entre les jeux de lumières et les fumigènes des Ultrem, en forme olympique dans l'animation d'un Delaune en fête. Mais il faut bien reconnaître que des joueurs ont été bien plus déterminant que l'international français, à commencer par Rémi Oudin. L'agent 007 (7 buts, 7 passes) a su saisir sa chance. D'abord barré par les choix de Guion d'associer Anatole à Pefok, déplaçant Chavarria en milieu droit, le jeune rémois profita du réaménagement de l'attaque rouge et blanche suite à l'inefficacité de l'ancienne gachette du championnat suisse pour se révéler. Soyons honnête, ce poste de milieu excentré faux-pied (gaucher) à droite dans le 4-4-2 n'est peut-être pas sa meilleure place mais qu'importe, comme Kamara, il joue là où on lui demande, sans rechigner, à force de travail, de détermination, forçant sa réussite. Son compère d'aile, Diego Rigonato Rodrigues, tel le Phoenix, a su rennaître de ses cendres. Le constat n'était pas si noir que cela mais depuis sa première saison en provenance de Tours, on ne l'avait pas revu à pareil niveau ! Elu meilleur joueur de Ligue 2 de la saison, il a frôlé le double-double statistique (9 buts, 13 passes), écrasant les défenses adverses de ses dribbles, de ses petits ballons piqués, de ses coups de pieds arrêtés au goût de caviar. L'esturgeon brésilien a régalé ! Bon vent à lui, l'ovation des 17745 supporters face à Nîmes lors de sa sortie m'a fichue les frissons ! Je n'ose imaginé pour lui... Trouver son remplaçant sera tâche ardue mais cela fait des mois que la cellule de recutement sait que Diego partira probablement, espérons que le travail en amont a été fait et bien fait. La saison est à peine terminée qu'on trépigne déjà d'en savoir plus sur l'effectif 2018-19... Ralentissons et profitons encore de ce bonheur à court terme mais dont les images et souvenirs resteront. En parlant souvenir, retour sur Diego. Que pourrions-nous inscrire sur le mémo de son passage rémois ? un but à une vitesse folle contre Montpellier, champion de France en titre lors de son tout premier match à Delaune ? son pénalty raté (et pardonné) au Parc devant 2000 rémois en parcage ? une blessure terrible contre Lorient la même année ? ses frappes d'une puissance indescriptible, son sourire... ? On ne t'oubliera pas Campeão !

Les attaquants :

Anatole Ngamukol : 26 matchs, 1 buts

GreJohn Kyei : 27 matchs, 3 buts

Pablo Chavarria : 38 matchs, 14 buts, 9 passes

Jordan Siebatcheu : 35 matchs, 17 buts, 6 passes

Steve Shamal : 1 match

La saison commença par quatre victoires de suite, un accroc à Lorient avant de repartir de plus belle. Reims était intouchable cette saison, semblant s'adapter à toute situation, gérant les temps faibles pour mieux mater son adversaire lors des temps forts. Le jeu de transition fût parfaitement géré et doit être encore perfectionné l'an prochain pour ne pas trop regarder derrière. Si le duo Pefok - Chavarria a marché sur l'eau après le replacement de l'argentin en pointe, il faut aussi noté les difficultés d'Anatole et de GreJohn Kyei dont on oublie souvent qu'il est encore un très jeune joueur. Certes on ne voit plus le Kyei surpuissant, capable de martyriser les défenseurs les plus solides. Peut-être devrait-il révolutionner son jeu devenu quelque peu prévisible. Mais quelle récompense que ce but envoyant le peuple champenois dans l'élite !face à l'AC Ajaccio ! Injustement catalogué comme coupable de la berezina de la fin de saison passé par son pénalty non complété alors que les responsabilités étaient ailleurs, il a su faire évoluer le cours de l'Histoire, de son histoire. Que dire de la saison de Pablo Chavarria, déjà besogneux sous Der Zak mais qui montra une palette physique-technique remarquable sous l'égide de Guion. Buteur-passeur, l'ancien du Belgrano (dont certains afficionados avaient fait le voyage à Reims vendredi) et du RC Lens a fait admirer son jeu dos au but (ça change de Charbonnier hein !) et son efficacité aux côtés de Jordy Siebatcheu, qui a déjà vécu de sacrées moments au SDR. Une finale de Gambardella, un titre de Champion U19, un prêt déterminant à Chateauroux (championnat de National en prime) et donc son premier titre professionnel avec le championnat de Ligue 2. Puissant, bon de la tête, doté d'une qualité de passe intéressante (six offrandes à son actif) il a validé le choix de Guion non seulement de le titulariser mais aussi de le placer légéremment en retrait de la pointe. Cela ne l'empêchant pas de terminer meilleur buteur du club avec 17 réalisations... En plein développement, son potentiel à 22 ans est énorme et attire les convoitises. Voudra t-il valider ses acquis en Ligue 1 avec les rémois où s'envoler ailleurs ? Retrouver l'équipe de France espoir sera peut-être un objectif plus facile à réaliser en restant mais... il risque bien d'être un des dossiers brulants de l'été sur le bureau de Jean-Pierre Caillot... L'animation offensive, à défaut d'être aussi chatoyante techniquement que la nîmoise, a assuré un spectacle incroyable avec 74 buts ! Diego, Oudin, Chavarria et Pefok compilant 47 buts à eux quatre, colossal ! et Reims c'est le Brésil... avec 88 points, 28 victoires, 4 nuls et 6 défaites on peut la danser cette fichue samba !

Le staff et la direction : 

 


David Guion l'avait ambitionné. Il souhaitait faire revivre des émotions aux supporters de Delaune. Pas toujours récompensé par l'affluence, il a réussi son pari. Comprenant contrairement à ses prédecesseurs, que de l'émotion devait être transmise, il ne cessa d'argumenter en conférence de presse la nécessité de développer un jeu positif. Il dirigea ses joueurs vers des objectifs élevés, se laissant bien entendu gagner par la confiance du leader incontesté. L'an passé on entendait pas Dany, encore en mode tracteur, nous parler de haine de la défaite alors que cela devait être l'ADN du jeu restrictif prôné par Der Zakarian. Preuve s'il en est que le discours guionnesque, relayé par Dumont et Raymond a été reçu, digéré et composé sur le terrain. Un vrai chef d'orchestre qui prendra encore plus de poids en cette intersaison, Caillot boudant toujours de recruter un directeur sportif, sa confiance en Guion, nous la partageons pour continuer à vivre de bons moments devant notre écran lors de matchs au Parc, au Vélodrome mais surtout à la maison. Le football champagne n'est pas encore de retour, il ne le sera peut-être jamais, mais son esprit est là. Ne pas se faire polluer par le passé est une chose, s'en inspirer, le humer ne fait pas de mal. Le retour sur quelques produits dérivés de l'ancien logo avec la bouteille de champagne, le trophée soulevé vendredi dernier en sont quelques signes. Que c'est bon de pouvoir dire, même (et surtout) à des gens qui n'en ont rien à cirer que nous sommes simplement heureux que le Stade de Reims, notre club soit Champion de France ! Le football fait parfois/souvent souffrir, mais la dose de bonheur de cette saison, le ressenti au moment de soulever mentalement et non tactilement ce trophée restera une preuve de ce qu'est le football, notre passion. Et de ce qu'est le Stade de Reims, un membre de la famille.

Thibaut - @OdaïrFortès7Fan

Liens : L'interview de fin de saison de Jean-Pierre Caillot à France Bleu Champagne : https://www.francebleu.fr/sports/football/jean-pierre-caillot-1526195412

Les sublimes photos de http://yabml.com/stade-de-reims-vs-nimes-olympique-ligue-2/

Photos : Site officiel du Stade de Reims, yabml.com et moi-même (pour une fois qu'elle est pas floue !)

Sympa ce spectacle d'Anne Roumanoff
Oh JP tu tires ou tu pointes ?
Dieu Guion
Une belle bande de Champions !