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AlaRemoise.over-blog.com

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Reims a frappé, Reims a marqué, Reims a gagné.

Reims a frappé, Reims a marqué, Reims a gagné.

Un match quasiment plein pour nos rouges et blancs dans le froid glacial d'un Delaune animé par une colonie strasbourgeoise de haut-vol, représentant la ville avec brio suite à l'attentat du marché de Noël cette semaine. Une belle image de communion entre les deux clubs, une Marseillaise reprise par les 12171 spectateurs d'une rencontre engagée et plaisante à regarder.

Les rémois ont pris l'habitude de faire de bons débuts de rencontres et la conclusion rapide de l'intenable "Chico" Doumbia a validé ces velléités. David Guion avait choisi d'orienter son équipe autour de Marvin Martin qui, malgré du déchet, avait le soucis constant de jouer au sol et vers l'avant. Un Suk multipliant les efforts, un Oudin plus précis malgré l'inexistence d'une relation technique avec Foket ou encore les exemples Abdelhamid et Romao à la bataille, ont permis aux protégés de Jean-Pierre Caillot de dominer les alsaciens.

Mais tout était remis en cause dès l'entame de la seconde période sur une mauvaise appréciation de Mendy, déposant le ballon dans les pieds de Thomasson alors que le centre fuyant de Jonas Martin semblait échapper au géant Ajorque. Les strasbourgeois proposaient un 3-5-2 en début de rencontre avant de vite passer en 4-4-2. Hormis quelques cafouillages et un temps d'adaptation au système adverse, la défense rémoise a gérée, agrémentant sa solidité par un pressing tout terrain. La générosité paie et c'est par un coup franc direct (une rareté à Delaune) que Mathieu Cafaro, tout juste entré en jeu, venait magnifiquement offrir la victoire aux champenois.

Suite aux derniers événements ayant repoussé nombre de matchs, il ne faut pas regarder le classement mais plutôt le nombre de points. 25 après dix-huit journées, ça sent très bon surtout à la vue de la force collective qui se dégage de cette équipe. Mentalement, on sent aussi la patte d'un coach qui ne lâche rien. Je fus le premier critique d'un début de saison inquiétant d'un point de vue tactique, où peu de choses se passaient sur le terrain, aucun jeu à trois, aucun dédoublement... Mais David Guion a fait le dos rond, emmagasinant tel une marmotte, des points par-ci par-là. Après 18 matchs il a appris, a capitalisé sur une défense hermétique pour petit à petit régler des problèmes. La concurrence a aussi du bon. Cafaro dans un milieu à trois, je n'y arrivais pas, il se regardait trop jouer et se marchait dessus avec Martin. La réflexion du staff a poussé Cafaro à gauche, plus libre. Doumbia dans l'axe est encore hésitant mais il monte en puissance à l'image de son gros match d'hier. Et le travail technico-tactique paie doucement mais sûrement. Si à droite cela semble compliqué avec un Oudin, gaucher exclusif ne dédoublant jamais avec Foket, à gauche, c'est la promenade des gens heureux avec le duo Konan-Chavalerin accompagnant Cafaro ou Doumbia.

C'est une vraie équipe que l'on voit évoluer. Ce n'est pas toujours brillant (il manque un vrai milieu droit et une pointe plus technique) mais pour un promu, les attentes sont comblées. Entre les monstres recrutés, Engels ou Romao et les petits-formats Konan-Doumbia, la seconde partie de saison pourrait permettre au SDR, de passer enfin le cap des 50 pts (jamais réalisé de 2012 à 2016). Chaque chose en son temps, Guion capitalise. Le club quand à lui continue son développement. L'inauguration de la statue à l'effigie de Raymond Kopa devant Delaune hier est à saluer, l'avenir se conjugue parfois au passé. S'inspirer des grandes heures, devenir ambitieux par un recrutement onéreux et réussi sont autant de signes positifs pour le futur.

Même l'investissement à hauteur de 3M€ de Hyun-Jun Suk est à tempérer. Nous avons trois attaquants de pointe. Chavarria avait été recruté libre du RC Lens en 2016, Boulaye Dia de Jura Sud. Rappeler le prix de 3M€ a chaque fois qu'il touche la balle est une bêtise. Ramené sur 4 ans, le seul recrutement hors-salaire au poste coûte en réalité 750.000€/an. Des clopinettes à l'échelle du football d'aujourd'hui où un Crivelli ou un Bammou sont recrutés pour quasiment la même somme. Ce qui compte c'est la valeur intrinsèque du joueur, ce qu'il exprime sur le terrain. Nos trois attaquants apportent, différemment, à l'arrache parfois, mais Guion commence à comprendre le "matériel" qu'il a à sa disposition. Idem au milieu. Dingomé a été recruté pour 1M€ mais c'est bien Aly Ndom qui semble s'imposer dans la rotation stadiste. Grâce à cette palette de joueurs mise à sa disposition, le staff agrémente son tableau blanc. La défense à 4 est intouchable, Foket faiblard offensivement n'ayant pas de soucis à se faire. Chavalerin s'est imposé au milieu alors qu'on le pensait frêle pour les joutes de L1, etc, etc.

Capable d'évoluer en 4-3-3 ou 4-2-3-1, Guion s'adapte comme face au LOSC. Espérons désormais que contrairement à Hubert ou Juan-Lucho, ses joueurs ne se satisferont pas du minimum, à en risquer le maintien. Une saison pleine serait inespérée, mais quand on voit la détermination des leaders tels que Romao ça promet de belles perspectives. L'expérience est un mot parfois balancé bêtement comme l'état d'esprit. Mais l'apport des ex de l'Olympiakos ou de Martin, l'envie de progresser et pourquoi pas de faire une carrière de haut-vol pour Mendy et Konan pourraient permettre au Stade de Reims de viser plus tôt que prévu la colonne de gauche du classement. Le Stade de Reims progresse à l'image de son coach. Cette unité dans une Ligue 1 amorphe pourrait bien nous donner de belles émotions en 2019 !

Passez de bonnes fêtes de fin d'année, on s'est régalé avec ce titre de Champion de Ligue 2 en 2018 et on se retrouve sur le blog dès Janvier pour de nouvelles aventures !

@OdaïrFortès7Fan