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The Rock Engels !

The Rock Engels !

Engels le Belge

Né il y a 24 ans à Kaprijke, tout proche de la frontière néerlandaise, il est repéré dès l'âge de 9 ans par le KSC Lokeren. En 2006, il rejoint le centre de formation du Club Bruges, 13 fois champion de Belgique jusque là. Il y restera onze saisons, y signant professionnel et devenant international des U17 aux U21.

Le temps de soulever une Coupe de Belgique en 2015 puis la Jupiler Pro League l'année suivante et de vivre une première expérience européenne face à Bordeaux en Europa Ligue. Souvenir douloureux avec un 4-0 encaissé mais à 18 ans il fallait bien apprendre... Titulaire dès l'année suivante, il devient saison après saison un élément majeur chez les Blauw en Zwart (Bleu et Noir) malgré des blessures à répétition au genou, à l'épaule ou encore aux adducteurs, l'empêchant notammentde disputer l'Euro 2016 en France aux côtés de son comparse brugeois Thomas Meunier.

Engels le Grec

Il lui faut alors chercher un nouveau défi. Débutant la saison à Bruges (lui permettant d'inscrire son nom au palmarès d'une seconde Jupiler League) il signe en Août 2017 à l'Olympiakos, club mythique grec qui déboursa 7.1 millions € pour s'attacher ses services. Devant ses supporters bouillants il dispute enfin véritablement une compétition européenne, libéré des blessures. Affrontant la Juve de Higuain et Dybala, le Sporting du géant Bas Dost ou encore le Barça de Messi et Suarez en Ligue des Champions, il se heurte à se qui se fait de mieux en Europe et le résultat est sans appel avec un seul résultat positif, un 0-0 au Stade Karaïskaki. La satisfaction de faire une saison complète ne peut empêcher de laisser une impression d'inachevé. En effet, le Thrylos (la légende grecque) termine à une inhabituelle troisième place.

L'Olympiakos doit alors se restructurer et décide de se séparer de nombreux joueurs. Dans le sillage de son ex-capitaine, Björn rejoint alors la France en prêt avec option d'achat obligatoire (sa levée en fera le joueur le plus cher de l'Histoire du Stade de Reims, autour des 6 millions €). L'idée est de redevenir visible dans l'un des championnats où les talents sont scrutés. Un pas en arrière pour rebondir plus fort.

Engels le Rémois

Dans le but de recruter un défenseur central de haut niveau pour pallier le départ de Julian Jeanvier en Championship, le club champenois drague Engels. Lors d'une interview à l'Hebdo du Vendredi, Björn confie à Simon Ksiazanicki : "J'avais été invité par le club lors du match contre Lyon et c'était un très bon match. Ensuite, j'ai vu le complexe, j'ai, parlé avec l'entraîneur et j'ai eu un très bon feeling. C'était vraiment le plus important d'avoir une bonne relation avec le coach. Mon intégration a été très facile car c'est un très bon club."

Avec son compatriote Thomas Foket, ses automatismes grecs avec Alaixys Romao, son binôme Yunis Abdelhamid et Edouard Mendy, Engels est un Roc et forme une défense de fer, reconnue par les observateurs de la Ligue 1. Son mètre quatre-vingt-quatorze lui permet de rayonner dans les airs et d'être un rempart de premier choix. Malgré la volonté de David Guion de le voir ajouter davantage de dureté à son jeu, il est indispensable aux rouge et blanc par son calme, sa capacité à relancer proprement et à marquer des buts. Avec 16 buts et 7 passes en 137 matchs chez ses différents clubs, il fait montre de réelles qualités offensives. Sa présence dans les deux surfaces peut alors faire craindre le pire à l'adversaire. Falcao, Pepe et même Valère Germain ont pu goûter à la force belge !

Après seulement une quinzaine de rencontres, il s'est déjà fait un nom en Ligue 1, de quoi viser plus haut. Reims sera t-il en capacité de le retenir avec l'idée d'atteindre à terme une compétition européennes ? La sélection des Diables Rouges dirigée par Roberto Martinez a t-elle toujours un oeil sur le rémois, comme à l'époque de Marc Wilmots ? En Novembre 2017, Björn déclarait à Sport Magazine que l'équipe nationale n'était pas son plus grand rêve. Celui pour qui Aurélie Herman du journal belge DH Les Sports, titrait "Gueule d'ange, talent diabolique" en 2016 peut tout de même voir l'avenir avec le sourire.

Avec une concurrence (Kompany, Alderweireld, Vertonghen) accrue mais vieillissante, Engels devra se défaire des Denayer ou Boyata pour rejoindre la sélection. Nul doute que des clubs plus huppés que le Stade de Reims se pencheront sur son cas. Mais d'ici là, profitons de la sérénité, de l'assurance d'une des meilleures recrues rémoises. Son expérience de clubs de niveau européen comme Bruges ou l'Olympakos Le Pirée doit, additionnée à celle de sa "band of brothers" du système défensif, permettre au club à ne pas connaître de trou d'air comme ce fût le cas à l'époque Fournier, Vasseur et Guégan. Le cap passé financièrement et peut être mentalement par la direction rémoise profite à toutes les composantes du club. Les joueurs de L2 profitent de ces joueurs à valeur ajoutée pour progresser à l'image de Xavier Chavalerin ou Rémi Oudin. Leur exigence et leur expérience du haut niveau font la différence pour notre plus grand bonheur. La capacité à transformer l'objectif maintien en objectif Top 10 comme évoqué par certains joueurs dernièrement, montrera si ce cap passé en coulisses se traduit jusqu'en Mai sur le terrain. Avec Björn Engels pas d'inquiétudes, la muraille rémoise à de beaux jours devant elle !

Thibaut - @OdaïrFortès7Fan

Sources : Transfertmarkt, Wikipédia, DH Les Sports, Sport Magazine, l'Hebdo du Vendredi

Photos : IconSport, Stade de Reims, Aris Messinis, PhotoNews, TalkSport